| | | SHMOOLIK, rappeur juif orthodoxe. | |
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Admin Admin

Messages: 29 Date d'inscription: 15/08/2010 Localisation: Israel
 | Sujet: SHMOOLIK, rappeur juif orthodoxe. Jeu 23 Déc - 13:32 | |
| La Torah demande de chanter. Nos maîtres enseignent que la joie de la Mitsva et le chant suppriment tous les effets de la rigueur, toutes les accusations spirituelles et matérielles. Alors chantons !
Tout a commencé dans cette banlieue parisienne, Sarcelles l'aimée, la nostalgique, loin des trop grands clichés de banlieue. Là où les jeunes se sont connus, groupés, liés, comme un ghetto libre et joyeux, et où chacun a mené sa barque et puisé sa source, en partie au moins. Là-bas, c'est entre grafitis et amour du rap, vie juive authentique, hassidisme familial, rendez-vous chabbatiques et culture banlieusarde, que shmoolik a créé ses premiers repères. Un tracé, des feuilles, crayons, marqueurs, murs, bombes aero, musique, micros, studios, informatique, tout est bon pour que s'installe et naisse la fusion des talents enfouis dans l'artiste en devenir.
L'image se crée, le son perfore, l'homme persiste et c'est tout à son honneur. Puis, c'est l'envolée, virée spirituelle et recherche matérielle à Manhattan, un an d'expérience pour devenir un Mench, tracer sa voie, travailler jusqu'à pas d'heure dans les lueurs tamisées de restaus juifs new-yorkais, rechercher la mine d'or d'un graphiste qui veut exercer sa vocation, quête d'un sommet et recherche d'un gagne-pain. Mais l'issue est ailleurs, malgré d'heureuses matinées passées au 770 (seven seventy), la maison spirituelle des Hassidim et du Rabbi. Après cela, c'est la montée, encore plus haut.
Arrivée en Terre Sainte, Shmoolik s'installe, sue à trouver son job, se cherche, se trouve, se fonde, s'installe, se pose et décolle enfin. La musique aussi devient son quotidien, le flow se développe, des valeurs se transmettent. Le rap a trouvé sa voix juive, le ton est donné, en cette nouvelle ère, le hip-hop sera hassidique. Entre créations design, beatmaking, et vers tracés, les heures passées aux studios pour enregistrer, l'homme monte sur scène et rappe sa verve authentique. Le public applaudit, car ce qu'il aime et découvre possède une saveur inoubliable: mélange d'un son qui fait rage théoriquement, le hip-hop se mêle aux mouvements de l'âme que recèlent les notes des nigounim somptueusement plantés dans chacun des sons qui sont balancés. et dans tout ça, des paroles de Torah, de vérité, d'amour... des paroles qui rappellent une ville d'amour...Loubavitch, et se répandent au loin, allant droit aux coeurs.
On en demande encore, mais il est des heures où l'artiste est occupé sur son mac, à créer d'autres horizons.
A entendre et voir, puis se délecter.  http://www.myspace.com/shmoolik770 |
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Messages: 29 Date d'inscription: 15/08/2010 Localisation: Israel
 | Sujet: L'interview dans le Jerusalem Post Jeu 23 Déc - 13:48 | |
| Après le succès du titre Les enfants d'Israël qui l'a révélé au grand public, Shmoolik nous dévoile un nouveau titre, intitulé FRèRE. Un single entraînant et empreint de spiritualité. Aujourd'hui plus que jamais, l'artiste réussit le pari de concilier rap et judaïsme. Il a accepté de répondre aux questions du Jerusalem Post, avec sincérité et profondeur, à l'image de sa musique. Jerusalem Post : Le projet Les Enfants d'Israël était né dans le contexte de la guerre contre le Liban. Racontez-nous la genèse de ce nouveau single, FRèRE...
Shmoolik : Suite à l'engouement des Enfants d'Israël, j'ai été amené à rencontrer un public qui m'abordait sur les sujets de base du judaïsme. FRèRE s'inspire directement des 10 campagnes de mitsvot (bonnes actions, ndlr) lancées par le Rabbi de Loubavitch, qui dans sa générosité et son humilité sans commune mesure n'a dévoué sa vie qu'à "sauver ses frères". C'est au cours de l'année 5770 que l'occasion m'a été donnée d'exprimer tout cela largement au travers du hip-hop. J.P. : Avec le single Les Enfants d'Israël, il s'agissait de se défendre face à des ennemis étrangers. Dans FRèRE, il est question d'une lutte contre un ennemi intérieur, "le mauvais penchant". S'agit il d'un tournant dans vos textes?
S. : C'est une continuité et finalement une logique incontournable. Mes textes évoquent souvent l'idée de l'étincelle qui brille en chacune de nos âmes assoiffées. L'âme juive doit recevoir des éléments nourrissants, chaque jour et même en permanence. Ces éléments sont l'étude de la Torah et la pratique des mitsvot, dans l'existence quotidienne. Quand Les Enfants d'Israël évoque l'intégrité de la Terre promise, FRèRE, s'adressant à chacun, souligne l'importance de nos actes dans le service de D.ieu et leurs conséquences positives sur le monde en général.
J.P. : La formule "Frère, t'as pas envie de te refaire" qui résonne dans le refrain et la pochette du single évoque le monde du jeu et de Las Vegas... quel message avez-vous voulu faire passer ?
S. : "Se refaire" dans le jargon du jeu est le terme utilisé pour la renaissance... En effet, j'ai choisi délibérément de reprendre les codes verbaux et graphiques de ce qui semble aujourd'hui pour un grand nombre de gens être le symbole de la réussite et du succès. Après avoir été "défait", le but est de se "refaire". Mais, hélas, malgré les lumières attirantes, les sons des pièces qui s'entrechoquent en tombant d'un jackpot et les poussées d'adrénaline, les plus grands comme les petits joueurs savent bien que ce monde est finalement un leurre, même si pour eux, il est difficile de l'admettre car c'est une remise en question totale et douloureuse de leur expérience, de leurs faits et gestes passés et de leur éducation.
J'ai donc utilisé ces mots et visuels avec dérision pour d'une part sensibiliser les jeunes avec une approche qui leur est familière et pour tenter de leur faire comprendre que la finalité de tout cela n'est que perdition s'ils ne se ressaisissent pas. La Torah nous enseigne qu'il n'est jamais trop tard et que le repentir lorsqu'il est sincère a le pouvoir de transformer les fautes passées en bienfaits, c'est donc finalement la seule et unique "martingale" pour "se refaire" réellement.
J.P. : Le titre fait-il référence au Hassidisme, qui prône la fraternité ?
S. : Les Sages du Talmud enseignent que "tous les enfants d'Israël partagent une responsabilité collective" et l'assurance nous est donc donnée qu'en prenant la ferme décision de vivre sur la base de cette responsabilité qui, du reste, n'a pas d'alternative, on ouvre des canaux nouveaux, permettant à l'homme de se raffiner au plus haut point. Lorsque les Juifs mettent en pratique, d'une manière positive, ce principe de responsabilité collective, ils constituent, de fait, un seul et même organisme, une famille, et même les autres peuples ne sont plus en mesure de lui donner une dimension négative.
J.P. : Comment est ce que vous vous situez par rapport à la musique de Matisyahou, auquel on vous compare souvent ?
S. : Matisyahou est un artiste que je respecte. Il a su apporter au plus grand nombre des messages de Torah à travers sa musique (le reggae), en un sens donc, nous sommes complémentaires car notre objectif est commun et seuls nos courants musicaux divergent quelque peu.
J.P. : Vous êtes un artiste complet. Vous êtes rappeur mais également designer... Ces deux activités se rejoignent-elles au quotidien ?
S. : Voltaire disait que "Tous les arts sont frères, chacun apporte une lumière aux autres". Le design me permet d'avoir une approche globale et très visuelle de la conception musicale, ce qui m'aide à anticiper les tendances et remettre au goût du jour celles que l'on a oubliées. Enrichir les sonorités en leur associant des formes et des couleurs est un phénomène inconscient qui m'accompagne depuis toujours. C'est pour moi indissociable.
J.P. : Est-ce qu'un rap qui n'est ni vulgaire ni violent reste du rap ?
S. : Le rap est une discipline contestataire du hip-hop, qui lui à la base est un mouvement d'unité, d'amour et de joie, j'aime n'en retenir que cela. Après l'écoute d'un morceau, l'énergie dégagée doit pénétrer notre âme divine et pas seulement l'âme animale. Il est déplorable que ce courant musical ait hérité de cette mauvaise étiquette, j'espère, avec d'autres artistes, inverser cette tendance.
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